En ce début d'année 2011, j'aimerais commencer par des remerciements à toutes celles et ceux qui œuvrent sans relâche, avec rigueur et brio, et bénévolement, pour la Société suisse d'ethnologie. Je remercie en particulier les membres du comité et les personnes travaillant dans les diverses commissions que compte notre Société. J'adresse aussi ma reconnaissance aux organisatrices et organisateurs du colloque annuel dont la mise sur pied représente un gros travail.

La Société suisse d'ethnologie est aussi très heureuse que les membres de la commission de rédaction de Tsantsa et en particulier l'un de ses président-e-s, David Bozzini, ait de concert avec l'Académie suisse des sciences humaines, entamé un travail de fonds pour numériser les anciens numéros et conceptualiser la mise on line partielle de la revue qui se bonifie à chaque numéro. Le soin et l'énergie apportés à cette revue sont indispensables. Tsantsa est la vitrine de la SSE et elle doit continuer à tenir la route au moment où certaines revues passent la main faute de moyens comme Carnet de bord ou que d'autres prennent de l'ampleur telle que celle que publie la Société suisse de sociologie (SociologieS).

Par ailleurs, un grand nombre de bénévoles du Comité de rédaction de la revue et des membres d'autres commissions sont aujourd'hui insérés dans un champ académique qui n'est pas directement universitaire, même s'il est extrêmement connecté à la recherche, tant fondamentale qu'orientée vers la pratique. Il faudrait donc veiller à leur donner une visibilité plus grande dans la structure de la Société et en tenir compte si la Commission scientifique venait à être restructurée.

D'une manière générale, la santé des différentes commissions et des ressources financières est bonne, même s'il est nécessaire de continuer à stimuler l'intérêt de nouveaux membres, en particulier l'intérêt des étudiant-e-s et des corps intermédiaires qui constitueront la relève universitaire de demain. A cet égard, les professeur-e-s en place dans les différents instituts d'anthropologie que comptent la Suisse et les directeurs/trices de musée doivent contribuer à diffuser plus largement de l'information sur la Société, sur les manifestations qu'elle organise et sur les publications qu'elle prépare. La notoriété de la Société est en jeu ainsi que sa survie économique : ce sont en effet les abonnements qui permettent de couvrir une partie des frais liés à la revue et le nombre de membres qui convainc les sponsors ou les annonceurs, prêts à soutenir nos activités.

Laurence Ossipow Wüest, présidente

Peter Finke, Zürich, Präsident
Laurence Ossipow Wuest, Genf, Vizepräsidentin
Juliane Neuhaus, Zürich, Generalsekretärin
Bettina Beer, Luzern
Andrea Jacot-Descombes, Neuchâtel
Agnieszka Dudrak, Neuchâtel
Irène Maffi, Lausanne
Véronique Pache, Fribourg
Brigit Obrist, Bâle
Sabine Strasser
Laure Sandoz, Neuchâtel, Vertreterin Studierende
Georg Winterberger, Zürich, Kontenrevisor
Sabine Kradolfer, Biel, Kontenrevisorin

L'année 2009 a été riche en événements pour la Société suisse d'ethnologie. Nombre de ses commissions se transforment Poursuivant le travail de mon prédécesseur (Heinz-Peter Znoj que je profite de remercier ici pour son indéfectible engagement), je souhaite contribuer à accroître le public potentiellement intéressé par l'anthropologie et favoriser la relève dans les différentes commissions de la Société (SSE/SEG) en incitant les étudiant-e-s intéressé-e-s à s'y investir plus largement.

J'entends par ailleurs, et c'est la coloration spécifique de mon mandat, mieux faire connaître et rayonner les recherches - aussi «fondamentales» qu' «appliquées» - menées par des ethnologues ou anthropologues œuvrant hors du champ universitaire stricto sensu, par exemple dans les différents sites de la Haute Ecole Spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) à laquelle j'appartiens actuellement. A l'heure d'une profonde transformation du paysage académique, le développement de synergies entre les différentes hautes écoles est inéluctable et s'effectuera entre autres grâce aux formations et aux colloques que nous pouvons proposer en partenariat à nos étudiant-e-s ainsi qu'à un plus large public de personnes travaillant dans différentes institutions dont la réflexion et l'action sont stimulées par l'apport des sciences humaines.

La SSS/SEG propose, quant à elle, trois vecteurs d'importance. La revue Tsantsa d'abord, dont la mise en page et la ligne graphique ont été récemment renouvelées, rendant ainsi plus visible la substantifique moelle des recherches anthropologiques menées en Suisse comme à l'étranger. Le congrès annuel ensuite, qui aura lieu en novembre 2008 dans les murs de la Haute Ecole de Travail Social de la HES SO // Genève. Le site internet et le bulletin enfin. Un ensemble de supports et d'activités auquel il faut d'ailleurs davantage convier les conservatrices et les conservateurs des musées d'ethnographie puisqu'ils offrent, eux aussi, un regard spécifique sur notre discipline.

Laurence Ossipow Wüest, présidente